Lundi 11 décembre 2006
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Mon roman est maintenant paru !
Il est assez troublant de voir un texte passer de l'état de manuscrit, à celui d'épreuves, puis enfin, de roman...
J'avais déja participé à quelques publications, mais cette fois, la démarche est bien différente ! En histoire, il faut réduire les doutes, laisser le moins de place possible aux ecxès de l'imagination.
Avec Les enfants des Eléments, à l'inverse, je décris un monde que les ados pourront revêtir de leur propre imaginaire...
Par Naïk Feillet
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Lundi 20 novembre 2006
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Les enfants des Eléments ne sont pas les premiers personnages que j'ai tenté de faire vivre dans un roman, mais avant mes
études d'histoire, mes récits s'adressaient à un public plus âgé.
Mon intérêt pour l'enfance s'est tout d'abord exprimé dans mes études sur le XIXème siècle : après une maîtrise sur l'histoire de l'avortement, puis un D.E.A. sur le tout-petit, je
continuais mes recherches sur l'enfant dans un doctorat sur l'enfance et la violence. Une grande partie de mon étude portait sur des procès dans lesquels un enfant était victime ou
coupable. Ainsi, j'analysais les dossiers d'instruction d'affaires d'avortements, d'infanticides, d'agressions sexuelles, de meurtres et autres
maltraitances.
Evoluer dans cet univers créait un déséquilibre dans ma perception de l’enfance. Les images sombres et morbides des affaires me laissaient une impression teintée de pessimisme, dont l'actualité,
dans les médias, me rappelait régulièrement la réalité, intolérable et sordide. J'avais
besoin d'une image positive de l'enfance. Au début, je pensais écrire un conte ; par bien des aspects, mon
roman en garde la trace. Pourtant, je prenais tant de plaisir à inventer cette histoire, qu'elle a finit en roman !
J'en ai écrit environ la moitié, sans savoir encore si je la terminerai et bien loin de l'idée de la faire un jour publier. Je me suis alors surprise à penser que ces drames que je lisais aux
archives n'arriveraient pas à mes personnages, car je décidais de leur destin (au début du moins, car il arrive toujours un moment où l'histoire impose son propre rythme).
Je dois même dire, sans pour cela dévoiler leurs aventures, qu'il était parfois pénible de mettre mes jeunes
personnages dans des situations dangereuses, conflit personnel intéressant qu'il me fallait résoudre !
J'ai dû malgré tout mettre mes recherches de côté... à regret.
J'avais toujours dit que le jour où ces crimes que j'étudiais viendraient perturber mes nuits et mes rêves, il serait temps de prendre de
la distance...
Par Naïk Feillet
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