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Mercredi 14 octobre 2009


C'est avec plaisir que je vous présente mon nouveau roman

 


Naïk Feillet, Jolek le Conteur de lune, éditions du Seuil, collection Chapitre, octobre 2009, 150p. 8,50€
Illustration de couverture,
Laura Csajagi.


4e de couverture...
« Le lutin claqua des doigts, et la lampe s’orienta vers l’espace libéré, transformé en scène de théâtre. »

À 10 ans, Lucas se ridiculise sur scène pour le spectacle de Noël et décide de renoncer au théâtre ! En pleine nuit, il surprend alors un mystérieux visiteur : Jolek. Le Conteur de lune est venu lui présenter trois histoires merveilleuses pour le réconforter. L’inconstance d’un Farfadet, la persévérance d’une Conteuse et le courage d’une Sirène surprennent Lucas… Mais parviendront-ils à lui redonner confiance ?


À travers les talents de Jolek, Naïk Feillet nous offre un roman où s’invitent les personnages étranges et l’univers fantastique de trois contes.


Jolek est venu pour souffler un rêve agréable à l'oreille de Lucas pendant son sommeil, mais le chat, Kiwi, confond le lutin avec une souris et réussit à le capturer !

Grâce à son chat, Lucas découvre les trois histoires de Jolek, sur la scène improvisée par le Conteur...

... Le voyage de Férogan, un Farfadet géographe, éternel insatisfait!
... Noline, la Conteuse de lune, bien décidée à aider Rosa, une jeune humaine maltraitée par son père.
... Le rocher de granit rouge, témoin fidèle de l'amour interdit de Naliéga, une jeune Sirène, et de Galénod, un Ondin.

Suivez le lien pour les avis de la presse et des lecteurs 



Par Naïk Feillet - Publié dans : Jolek, le Conteur de lune
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Vendredi 9 octobre 2009

Paul Féval, La fée des grèves, Hachette, 1952, 251p. 
Edition originale, 1850.

Ce titre a attiré mon attention, car il appartient aux récits bretons de Féval. Il n'a pas été réédité récemment, mais on peut le trouver en bibliothèque ou chez un bouquiniste.

En 1450, le duc François de Bretagne se rend en pèlerinage au Mont-Saint-Michel après la mort de son frère M. Gilles. Mais Hue de Maurever, l'écuyer de Gilles, accuse le duc de fratricide. Pourchassé par les hommes du duc, Hue se réfugie à Tombelaine et trouve l'appui de sa fille Reine et d'Aubry de Kergariou. 

Sur un rythme enlevé, ce livre nous plonge dans la Bretagne du XVème siècle... dans l'esprit romanesque des romans du XIXème siècle ! 
On y retrouve des intrigues politiques, des combats, et des histoires d'amours, bien sur !  On y découvre également des personnages passionnés, de courageux chevaliers et de traîtres sans scrupule, sans oublier une note comique, apportée par le frère Bruno, un grand bavard qui connaît nombre d'histoires ! Mais les personnages féminins, Reine de Maurever et Simonette ne sont ni effacés ni trop mièvres,  ce qui est appréciable. 

L'originalité de ce livre est de mêler le roman, l'histoire et les légendes bretonnes. Féval adopte un ton de conteur et  insère dans son récit une soirée de veillée; naturellement, l'un de ses personnages raconte  la légende de la fée des grèves qui hante la baie du Mont-Saint-Michel 
Ces petits récits ajoutent une touche de mystère qui me plaît beaucoup.
"La grève, comme un magique miroir, trahit alors les secrets d'un monde qui n'est pas le monde des hommes."

Paul Féval offre de très belles descriptions de la baie du Mont-Saint-Michel, poétiques et imagées, mais qui ne ralentissent jamais le rythme du récit. Celle de la traversée de la baie dans la brume, de Tombelaine à l'abbaye, est particulièrement réussie. 

Très bon feuilletoniste, doué d'une grande aisance d'écriture, Paul  Féval s'adresse parfois directement au lecteur. Il a également le bon goût de ne pas se prendre au sérieux, ce qui rend la lecture encore plus agréable.
Enfin, on comprend bien tout son attachement à la Bretagne ; et même quand il se moque un peu du caractère breton, il le fait toujours avec tendresse.
Mais pour régler la question géographique, je cite le dicton que Féval rappelle :
"Li Couësnon a fait folie:
Si est le mont en Normandie..."
(Le Couesnon est une rivière dont le cours s'est déplacé au fil des siècles.)

Je n'avais pas relu Paul Féval depuis Le bossu, mais ce roman m'a donné envie de continuer à le relire !

Pour l'anecdote...
"On dit que parfois, quand le vent du nord-ouest laboure profondément les eaux de la baie, on dit que l'oeil du matelot découvre d'étranges mystères entres les deux monts et les îles Chaussey.
Ce sont des villages entiers, ensevelis sous les flots, des villages avec leurs chaumières et le clocher de leur église.
Des villages dont les noms sont:
Bourgneuf, Tommen, Saint-Etienne-en-Paluel, Saint-Louis, Mauny, Epinac, La Feillette, et d'autres encore.
Dans les villages noyés dont les cadavres pâles gisent dans les sables avec les débris des naufrages et les grands troncs de la forêt de Scissy.
L'océan a mis des siècles dans sa lutte sans pardon contre la pauvre terre de Bretagne. L'océan, vainqueur, dort maintenant sur le champ de bataille."

Féval précise qu'il existe des sources de l'existence de ces villages, et l'un d'eux m'a fait sourire, bien sûr !
Mon nom ne vient pas de ce bourg englouti ! Ma famille paternelle est originaire de la région de Saint-Brieuc... dont la baie est malheureusement très touchée par la prolifération des algues vertes...

Par Naïk Feillet - Publié dans : Romans francophones
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