Mary Ann Shaffer Annie Barrows, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Nil, 2009,
390p.
Présentation de l'éditeur
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment
pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de
ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le
couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court
d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance
avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur
leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey.
Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.
J'ai enfin ouvert ce roman dont j'avais lu de nombreux avis très positifs !
Difficile pour un lecteur de ne pas succomber au charme de ces personnages qui découvrent la littérature ! Ils présentent leurs lectures avec naturel et spontanéité, et leurs lettres
sont drôles ou émouvantes, en particulier les passages sur les soeurs Brontë ou sur Jane Austen.
On comprend bien l'intérêt et l'affection de Juliet, autant pour l'île de Guernesey que pour ses habitants, assez pittoresques mais attachants (j'ai beaucoup aimé Isola Pribby!)
Je suis sensible aux narrations épistolaires, et celle-ci est agréable, même si je l'ai trouvée parfois un peu plus artificielle; mais ces petits changements de
rythme n'ont pas gêné ma lecture.
En revanche, cette forme induit une succession d'anecdotes. Quand Juliet entreprend d'écrire un roman sur tous ces personnages, son éditeur la met en garde contre ce
risque. Elizabeth, l'absente omniprésente dans la mémoire de tous, reste le lien ; au fil des lettres, on reconstitue sa vie, on perçoit sa personnalité, et c'est le plus émouvant.
Les descriptions du quotidien sont réalistes, mais une approche plus subtile m'aurait davantage intéressée.
Cette petite réserve technique mise à part, j'ai passé un bon moment de lecture en compagnie de ses insulaires aux personnalités si contrastées, et je comprends l'enthousiasme des
lecteurs!
Les avis de Florinette, Isil, Stéphie, Michel, et d'autres billets sur BoB.






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